Contribution sur les modes de collaboration

Contribution de la CAPEB Morbihan – Mariano PASUT

Télécharger la contribution

 

CONTRIBUTION DE LA CAPEB DU MORBIHAN

La question de la structuration de l’offre se situe aux interfaces de la collaboration entre
plusieurs intervenants, ceux des métiers techniques d’exécution, ceux des métiers techniques de
conception, ainsi que ceux du domaine des services support que ce soit de la finance ou de
l’accompagnement de projet. Cette question interpelle également la confrontation entre deux visions
stratégiques conceptuelles : le standard et le prototype.
A ce titre on peut considérer que le produit standard sollicite un métier de répétition de procès dans un
environnement instable, alors que le produit prototypique relève d’un métier de savoir-faire « routinier »
(dans le sens valorisant) à innovation occasionnelle.


 
Les réponses de la filière bâtiment peuvent se rechercher dans les domaines de trois ordres
différents : la construction d’un statut collaboratif correspondant à un projet économique commun
(groupements sous conditions d’intégrations diverses), la création d’outils de communication
collaborative au moyen des NTIC, l’usage d’un mode coopératif ouvert (coopération indépendante par
procès ou comportements).
Or, la première forme de traitement de la question, la réponse économique et financière commune entre
entreprises, n’est pas adaptée à toutes les hypothèses de situation, voire même le plus fréquemment.
La simple motivation d’un projet économique commun, nécessairement traduit par un « affectio
societatis », est souvent inexistante ou non désirée. Par ailleurs, la mise en place d’outils collaboratifs
de la communication n’offre pas encore de véritables réponses globales utilisables, ce qui est
regrettable et bien que de forts progrès se dessinent.
En effet, à supposer que l’offre technologique soit pertinente, son acceptabilité ne s’inscrit pas encore
dans une véritable application décisive innovante.


 
La démarche coopérative en équipe constitue alors un troisième champ des possibles. Ainsi,
l’opportunité d’un recours à ce mode apparait concomitamment à la manifestation de trois types de
ruptures (cf. Carine VINARDI, Le lean) :
1. c’est le besoin élargi du marché et des clients qui est à l’origine de la démarche stratégique de
l’entreprise,
2. c’est une participation ouverte qui fait place à l’incertitude de la maîtrise dans la gestion des
évènements,
3. le personnel, devenu une source de développement, place la question de l’apprentissage coopératif
en position centrale.

Contribution : L’offre globale de rénovation énergétique

Contribution présentée par Stéphan Frédérique / Citrini Vincent – FFB

Télécharger la contribution

Thématique abordée

Quels outils doit-on mettre à la disposition des TPE et PME pour leur permettre de mettre en place une offre globale  dans les marchés privés ?

 

Remarques générales

Lors des deux réunions du 19 novembre 2013, a été dégagé un certain nombre de problématiques, notamment une multiplicité des qualifications, certifications des entreprises autour du sujet de la rénovation énergétique, ce qui semble poser des problèmes aux clients pour sélectionner des prestataires.

A émergé aussi le sentiment que les entreprises ne savent pas faire une offre susceptible de rassurer les clients potentiels. Toutefois des institutionnels, comme l’Agence parisienne du Climat, des SEM parisiennes, assurent ressentir des frémissements sur le marché de la rénovation énergétique, marché pour lequel les TPE et les PME doivent être prêts.

Les entreprises se trouvent donc face à une nécessité de trouver une solution originale qui les éloigne des réponses classiques qu’elles apportent jusqu’à présent ; cette solution peut se trouver dans l’offre globale qui inclut une réponse appropriée des divers corps d’états, dans l’exécution des travaux et dans la maintenance des ouvrages.

Six grands thèmes se sont dégagés des deux réunions :

– la nécessité d’un portail unique

– lister les outils techniques d’accompagnement existants pour les entreprises

– quelles formations apporter aux petites entreprises ?

– la possible création d’un label unique pour la rénovation énergétique

– quelle organisation type face à la demande du client ?

– quels services assurer (marketing,  financement, maintenance) ?

Il faut donc tenter d’apporter une réponse concrète à ces différents thèmes posés.

 

Etat des lieux

L’état des lieux a déjà été recensé par la fiche du Conseil de l’Artisanat de la FFB sur l' »Accompagnement des entreprises »

 

Recensement des freins

En complément des freins recensés dans la fiche du Conseil de l’Artisanat de la FFB sur l »Accompagnement  des entreprises », a été aussi relevée la méconnaissance des aides publiques par les particuliers et par les entreprises.

Les TPE et  les PME font part des difficultés à se former : problèmes de temps, de coûts, et d’accès à une offre exhaustive et adaptée

 

Exemples/expérimentations/outils

Pour combattre ces freins, la FFB propose à ses adhérents des outils spécifiques ou les aide à les mettre en place.

l Afin de répondre aux exigences de la rénovation énergétique et de mettre en avant le professionnalisme des artisans et entreprises auprès de leurs clients, la FFB a lancé la marque « Les Pros de la performance énergétique ». Elle s’appuie sur une triple exigence : détention d’une qualification professionnelle, signature de la charte « Bâtir avec l’Environnement » et formation du personnel à la performance énergétique (modules FEEBat), en particulier sur l’aspect « mise en œuvre ». Un audit réalisé sur chantier est également prévu dans les 2 ans suivant l’attribution. Les titulaires peuvent, selon le cas, soit réaliser des travaux isolés, soit proposer une offre globale.

Cette initiative a contribué à la mise en place de la charte RGE, qui fixe les règles en matière d’éco-conditionnalité des aides publiques. Au 1er janvier 2014, cette marque devient une qualification de QUALIBAT.

l En complément de cette marque, la FFB a créé un site  » Pros de la performance énergétique » dans lequel les titulaires disposent d’outils d’accompagnement (cf ci-après).

l Afin d’aider les Pros de la performance énergétique à toucher les clients potentiels, la FFB a  édité une mallette qui regroupe de nombreux documents :

– publicitaires (dépliant client, autocollants, logo….),

– techniques,

– juridiques (marchés avec des conditions générales et particulières, fiche assurance, aides financières, maintenance..).

l La FFB Grand Paris a accompagné un groupe d’entrepreneurs désireux de proposer une offre globale pour la rénovation énergétique. Les entreprises soulignent la nécessité de s’organiser pour les métiers de demain afin que les marchés de rénovation énergétique n’échappent pas aux PME, les grands groupes étant déjà organisés.

Pour ce faire, ils ont créé « Rénovactif » qui est une association regroupant seize entreprises et acceptant d’autres membres qui doivent répondre aux critères suivants :

– être Pro de la performance énergétique,

– faire un diagnostic de compétence,

– suivre le module court de formation conçu à partir d’une boîte à outils (comment gérer l’entreprise, comment travailler ensemble, les fonctions technico-commerciales, comment financer les projets, (avantages fiscaux, éco-PTZ), organiser la coordination etc.).

Propositions

En complément de la fiche sur l' »Accompagnement des entreprises  » du Conseil de l’Artisanat de la FFB, au vu des débats des groupes de travail, des questions des PME pour trouver une réponse adéquate à leur volonté de se regrouper au sein d’association ou d’autres structures hybrides pour présenter une offre globale de rénovation énergétique aux clients, les propositions peuvent se constituer autour de deux grands axes :

– créer pour les entreprises des outils simples qui permettent de s’organiser et proposer aux clients une offre claire et pertinente juridiquement et techniquement,

– communiquer et rendre plus visibles les dispositifs de qualification et de certification « RGE » (Qualibat, Certibat, Cequami…) permettant aux groupements de faire valoir leur compétence auprès de leurs clients.

En conclusion, les outils existent que ce soit par le biais des fédérations professionnelles, des organismes de qualification, des clusters, des agences ad hoc, des associations de consommateurs, mais ces outils sont mal connus et la communication sur la rénovation énergétique est diffuse.

Cela nécessiterait une communication nationale pour faire connaître le portail http://www.gouvernemental renovation-info-service.gouv.fr .

 

 

Contribution : Comment mettre en place une coopérative ?

Contribution présentée par François Leblanc, secrétaire général, FFCGA au nom de UFCAC – Union Française des Coopératives Artisanales de Construction,  FORCAB – Fédération pour l’Organisation et le Regroupement des Coopératives d’Achat des Artisansdu Bâtiment et FFCGA – Fédération Française des Coopératives et Groupements d’Artisans

Télécharger la contribution

Thématique abordée : « Comment mettre en place une coopérative »
La mise en place d’une coopérative artisanale de construction/rénovation nécessite le suivi
d’un processus en plusieurs étapes car il s’agit non seulement de créer une société avec un
prévisionnel d’activité (s’assurer que le projet est économiquement viable), mais également
de créer les conditions d’un bon fonctionnement entre les entreprises associées au sein de la
coopérative (s’assurer de la poursuite d’un objectif commun, dans le respect des principes
coopératifs).
Etape 1 : le préalable :

Mailler le territoire pour faire connaître le modèle coopératif
La première étape consiste à communiquer et informer sur le modèle coopératif, pas
suffisamment (ou mal) connu dans le secteur du bâtiment (groupements permanents et
groupements momentanés sont souvent confondus chez les artisans).
Cette action doit se faire par le biais des relais que sont les organisations professionnelles
(CAPEB, FFB) et les Chambres de métiers et de l’artisanat qui sont en capacité de diffuser de
l’information et de mobiliser localement les entreprises.

 

Etape 2 : accompagner les porteurs de projet

Lorsque des entreprises artisanales souhaitent se regrouper pour mener une activité
commune au sein d’une coopérative, il faut alors :
1- valider un certain nombre de prérequis indispensables à la constitution de la
coopérative (corps d’état, compétences internes, positionnement de marché…)
2- s’assurer de la motivation et de l’état d’esprit des artisans
3- rédiger les statuts, le règlement intérieur et procéder aux formalités légales
4- s’assurer dans le même temps que la coopérative obtient ses assurances obligatoires
(et garanties financières pour l’activité de constructeur de maison individuelle)

Etape 3 : former les coopérateurs
Les associés d’une nouvelle coopérative se forment sur plusieurs sujets qui seront essentiels
au développement pérenne de la coopérative artisanale.
1- formation sur le fonctionnement de la coopérative (gestion économique, contrat de
contractant général, suivi de chantier, service-après-vente…)
2- formation commerciale : méthode de vente, suivi de clientèle…
Etape 4 : parrainer la coopérative créée
Toute nouvelle structure est parrainée par une coopérative existante (qui a de l’expérience)
afin qu’elle puisse être au jour le jour conseillée dans sa première année d’existence.

Contribution : Comment organiser l’offre groupée

Contribution présentée par François Leblanc, secrétaire général, FFCGA au nom de

UFCAC – Union Française des Coopératives Artisanales de Construction
FORCAB – Fédération pour l’Organisation et le Regroupement des Coopératives d’Achat des Artisans
du Bâtiment
FFCGA – Fédération Française des Coopératives et Groupements d’Artisans

Télécharger la contribution

Thématique abordée : « Comment gérer un chantier »


Ci-après, les principales étapes d’une gestion de chantier par une société coopérative
artisanale, méthode qui est déclinée pour chaque chantier.
Etape 1 : contact client
Chaque artisan associé est porteur, auprès de ses clients, de l’offre globale de la coopérative.
Cet engagement de chacun d’être apporteur d’affaires pour la coopérative est essentiel pour
la pérennité économique de la structure et pour la vitalité de l’esprit coopératif.
Etape 2 : réalisation rapide des devis et désignation d’un référent de chantier
La qualité du service client est un point important de la coopérative artisanale. Les associés
se connaissent, ils ont l’habitude de faire des chantiers ensemble et leurs prix (pour leurs
lots de travaux respectifs) sont ainsi cohérents. Ces prix sont ensuite réunis dans le contrat
de contractant général signé par la coopérative et le client.
A cette étape, la coopérative désigne un référent parmi les associés intervenant (le cogérant,
l’apporteur d’affaires…)
Etape 3 : suivi de chantier
Le référent désigné organise une première réunion de chantier en présence du maître de
l’ouvrage et des associés de la coopérative qui interviendront.
Ce référent aura la charge de veiller au respect du planning et de régler les éventuelles se
posant entre entreprises et/ou avec le client. Cette organisation permet ainsi de se prévenir
de litiges et donc d’impayés (ou de retenue de paiement) pour les entreprises de la
coopérative.
Pendant le chantier, le référent organise des réunions de chantier avec les associés
concernés (selon la nature des travaux et l’état d’avancement du chantier), auxquels il
associe le maître de l’ouvrage.
Etape 4 : pré-réception et réception
La coopérative, par le biais du référent de chantier, organise une pré-réception de travaux
avec le maître de l’ouvrage et de toutes les entreprises du chantier. L’objectif est d’identifier
les derniers points à régler/corriger afin d’envisager une réception sans réserve. La réception
est alors programmée dans les 15 jours suivant cette pré-réception.
(Etape 5 : Remise d’un livret de suivi-entretien de la maison)
En 2014, UFCAC mettra à la disposition de ses coopératives adhérentes un livret de suivi entretien du logement.Ce livret, qui est remis par la coopérative à son client à l’issue du chantier, identifie les points-clés du logement (matériaux et équipements) et rappelle au client l’importance de l’entretien-maintenance.

Etape 6 : service-après-vente
UFCAC propose et anime, pour ses coopératives adhérentes, une formation « SAV » (cf fiche
« Comment mettre une coopérative en place ») et dans chaque coopérative, un ou deux
associés ont suivi cette formation.
Ainsi, pour chacun de ses chantiers, la coopérative identifie et indique au client le référent
SAV. Ce dernier, qui a suivi la formation, est celui qui se déplace chez le maître d’ouvrage en
cas de demande de celui-ci.
Ce SAV permet d’assurer un service client de qualité et évite le plus souvent l’activation par
le client de son assurance de Dommages-ouvrage.

Contribution : Accompagnement des entreprises

Contribution présentée par Florent Berthelot, chargé d’études, FFB, Conseil de l’Artisanat.

> Télécharger cette contribution au format pdf

De nombreuses contributions ont alimenté jusqu’ici et à juste titre des problématiques opérationnelles et techniques des entreprises pour proposer une offre de travaux de qualité et adaptée aux besoins du client, soulevant au passage les sujets de la formation, des obligations de résultat, de l’organisation de la filière, de sa promotion, des financements, etc.

Cependant, pour une petite entreprise, un tel chantier impose une préparation en amont (dans la logique de conduite du changement qui a été évoquée en groupe de travail), avant même d’aborder l’ensemble des champs précédemment évoqués, et qui concernent tous en soi un accompagnement des entreprises.

  Lire la suite

Contribution : Booster le numérique : L’outil de travail collaboratif

Contribution présentée par Emmanuel Gloumeau, directeur de Green Actitud.

> Télécharger cette contribution au format pdf

 

Remarques générales

L’optimisation du secteur de la rénovation et de la construction constitue une préoccupation récurrente et fondamentale. Desservie par une conjoncture de crise, le secteur de l’immobilier et du bâtiment évolue dans un contexte social, environnemental, économique, règlementaire et technique sensible. Une solution vertueuse et optimiste pour écarter cette situation dégradée est de relancer la croissance en intégrant et en acceptant une nouvelle ère ; celle de la « révolution technologique ».

La rénovation énergétique devient une exigence et un engagement visant la qualité pour mieux Habiter. Devant cet enjeu vital, une des problématiques posées par ce groupe de travail est de définir les outils pour travailler ensemble ?….demain.

Booster l’outil de la maquette numérique contribue à apporter une réponse collaborative pour une application à moyen terme.

  Lire la suite

Contribution : Comment s’organiser dans la rénovation énergétique des bâtiments afin d’arriver à la performance énergétique – solutions envisageables

Contribution présentée par Jean Cornet, vice-président de Cinov Construction.

> Télécharger cette contribution au format pdf

 

Remarques générales 

Pour tous les acteurs de la filière bâtiment, le marché de la rénovation énergétique sera important en quantité de prestations, à caractère diffus et exigeant dans la qualité sur tous les aspects.

Pour la première dois, il est demandé aux acteurs de s’engager sur la performance énergétique. Des dispositifs de garantie GPEI, (garantie de performance énergétique intrinsèque), et GRE, (garantie résultat sur les consommations réelles), sont en cours de préparation. Déjà des entités proposent au maître d’ouvrage la GRE. Dans tous les cas des dispositions assurantielles complémentaires devront suivre dans des conditions acceptables pour les acteurs. Sur la première version de la GPEI initiée par la PBD, une chartre a été signée, en juillet 2013, par un certain nombre d’acteurs concernés, dont des institutionnels comme l’ADEME et la CSTB. Les 2 fédérations d’entreprises (CAPEB et FFB) et les architectes n’ont pas encore signé.

Cette nouvelle situation entraîne des évolutions dans les différentes méthodologies d’intervention des acteurs, lesquels ont des besoins de monter en compétence quels qu’ils soient. En simplifiant, l’acteur type spécialisé sur une technique (ex : l’électricité) est mono métier et compétent, (qualifié Qualifelec, RGE). Il doit trouver sa place dans le process des travaux de rénovation sur un projet, en participant assuré à la garantie de performance énergétique promise dans le projet. Dans les prestations intellectuelles, le problème est le même pour un BET spécialisé (structures, électricité,…). On voit que pour donner les engagements attendus, les professionnels doivent s’organiser et innover pour assurer les contrats de rénovation énergétique.

Lire la suite

Contribution : quelques précisions proposées sur l’étendue et le contenu des objectifs de chantier

Contribution présentée par Jean Cornet, vice-président de Cinov Construction.

> Télécharger cette contribution au format pdf

Remarques générales

Bien que le titre du groupe de travail soit général dans son intitulé, le contenu de la lettre de mission du Plan Bâtiment Durable est orienté sur les problèmes de l’évolution nécessaire des artisans et des petites entreprises du Bâtiment, afin d’arriver aux objectifs attendus de performance énergétique. La réunion plénière du 9/10/13 et des entretiens directs avec le PBD ont permis de confirmer que le groupe de travail était étendu à tous les acteurs de l’acte de bâtir, en particulier aux petites entreprises de prestations intellectuelles, (architectes, bureaux d’études, économistes, maîtres d’œuvre, …). Elles abordent des problèmes similaires d’évolution dans les besoins de la montée en compétence des professionnels et dans l’approche du marché de la rénovation énergétique. D’une façon générale, cette approche devra être organisée, afin de pouvoir assumer des engagements de performance énergétique, à préciser sur le bâtiment rénové énergétiquement.

  Lire la suite